Qu’est-ce que le consentement ?
Le consentement est un accord donné volontairement, sans pression ni contrainte. Il se caractérise par un échange clair : chaque partenaire est libre de dire oui ou non et peut retirer son accord à tout moment. Pour l’American Sexual Health Association, le consentement doit être continu : il se construit avant, pendant et après l’activité sexuelle. Il doit être enthousiaste — un simple « je suppose » ne suffit pas. Enfin, le consentement est informé : les personnes impliquées comprennent les actes proposés et sont au courant des éventuels risques (prévention des IST, contraception, contexte).
Consentement volontaire, clair et continu
Un consentement valable est volontaire : il ne peut pas être obtenu par la coercition, la menace, l’insistance ou l’alcool. Il est clair : les partenaires expriment explicitement leurs limites et leurs envies, même s’ils sont déjà en couple. Cette clarté évite les malentendus. Enfin, il est continu : il doit être confirmé tout au long de la relation et peut être retiré à n’importe quel moment. Apprendre à demander et à accorder un consentement de manière naturelle est une compétence qui se cultive.
Consentement enthousiaste et informé
Le consentement doit être donné avec confiance et enthousiasme : s’il y a hésitation, il est préférable de poser des questions et d’écouter les réticences. L’accord doit aussi être informé : chacun sait ce que l’activité implique et se sent à l’aise pour poser des questions. Cela inclut la discussion de sujets comme la contraception, les pratiques sexuelles envisagées, les méthodes de prévention et les limites précises.
L’importance de la communication continue
La communication est un pilier de l’intimité. Sans échanges honnêtes, il est impossible de comprendre les envies et les limites de l’autre. Sur Scarleteen, des éducateur·rices expliquent que la communication franche et sans jugement permet d’assurer la sécurité émotionnelle et physique de tous les partenaires. Savoir dire ce qu’on aime, ce qu’on n’aime pas et ce qu’on hésite à essayer est une compétence qui se développe grâce à des outils comme les listes Yes/No/Maybe. Ces listes classent les pratiques en trois catégories : « Oui » (activités désirées), « Peut-être » (activités envisageables sous certaines conditions) et « Non » (activités refusées). Elles servent de base à la discussion et facilitent la découverte des envies mutuelles.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter comment parler de ses limites et envies et explorer une approche plus lente avec la sexualité consciente.
Canaux de communication : avant, pendant et après
Avant tout rapport, discutez des pratiques souhaitées et des limites absolues. Pendant l’activité, restez attentif·ve aux signaux verbaux et non verbaux : un changement de posture ou un silence prolongé peuvent indiquer un malaise. Posez des questions simples : « Tout va bien ? », « Veux-tu continuer ? ». Après l’activité, prenez le temps d’échanger vos impressions et de vérifier que chacun s’est senti respecté. Cette approche continue renforce la confiance et permet de réajuster les limites au fil du temps.
Respecter et négocier les limites
Accepter un « non » est un acte de respect fondamental. La liste des comportements de coercition établie par l’ASHA rappelle qu’il est inacceptable de forcer quelqu’un à avoir un rapport en utilisant la pression émotionnelle, le chantage, l’insistance ou l’alcool. Dans une relation saine, on ne discute pas une décision négative ; on l’accepte et on passe à autre chose.
Exemples de coercition à reconnaître et éviter
La coercition peut prendre plusieurs formes : insister après un refus (« Si tu m’aimes, tu le ferais »), culpabiliser (« Tu me dois bien ça »), ou encore menacer de partir. L’ASHA souligne que la pression ou la menace invalident un éventuel consentement. Reconnaitre ces comportements est nécessaire pour les éliminer.
Conseils pour ouvrir la discussion
Commencez par un moment calme, sans distractions. Expliquez à votre partenaire que vous souhaitez parler de vos désirs et de vos limites, non pour imposer quoi que ce soit, mais pour mieux vous connaître. Utilisez des questions ouvertes comme « Qu’est-ce qui t’enthousiasme ? » ou « Qu’est-ce qui te fait hésiter ? ». Soulignez qu’aucune réponse n’engage à quoi que ce soit et qu’il est possible de changer d’avis à tout moment.
Créer un espace sécurisé pour se parler
Choisissez un lieu où vous vous sentez à l’aise et à l’abri des interruptions. Fixez un moment propice où chacun est disponible et détendu. Établissez des règles : on écoute sans interrompre, on ne juge pas, on peut prendre des pauses si nécessaire. Utiliser un support comme une liste Yes/No/Maybe aide à structurer la discussion et à aborder des sujets parfois difficiles. Enfin, n’hésitez pas à revenir sur vos échanges régulièrement : les envies évoluent, les limites aussi.
FAQ (questions fréquentes)
Qu’est-ce que le consentement ?
Le consentement est un accord volontaire et réversible qui permet à chaque personne d’être actrice de ce qui se passe.
Faut-il demander à chaque fois ?
Oui. Le consentement doit être donné avant chaque acte et peut être retiré à tout moment.
Comment aborder le sujet avec mon·ma partenaire ?
Choisissez un moment où vous êtes détendus, utilisez des questions ouvertes et assurez-vous que chacun se sent libre de parler et d’arrêter. Utilisez des outils comme les listes Yes/No/Maybe pour guider la conversation.
Pour aller plus loin
Découvrez l’application Yes · No · Maybe pour explorer vos envies à deux, à votre rythme.